Le milieu professionnel de l’urbanisme et de l’aménagement est confronté aux conséquences des enjeux et défis socio-environnementaux, écologiques et climatiques sur ses pratiques, ses outils, ses référentiels d’actions et ses métiers. Ce constat réunit un large accord de principe mais la question reste ouverte sur la façon même de conduire ces changements au sein des structures opérationnelles, qu’elles soient publiques ou privées.
Cette recherche, menée en association avec le Lab’Urba, s’intéresse à la transformation des opérateurs urbains lorsqu’ils veulent faire des enjeux socio-environnementaux la raison d’être de leur entreprise. Sont ici concernés : les entreprises publiques locales d’aménagement, les établissements publics d’aménagement mais aussi des opérateurs de l’habitat tels les bailleurs sociaux.
Dans cette perspective, certains opérateurs de l’aménagement et de l’habitat se sont engagés dans le statut de société à mission (SAM), créé par la loi PACTE (2019) : « il s’agit pour une entreprise d’affirmer publiquement sa raison d’être ainsi qu’un ou plusieurs objectifs sociaux et environnementaux qu’elle se donne pour mission de poursuivre dans le cadre de son activité ». Les changements que cela induit sur les structures, les pratiques et les métiers sont à explorer et analyser afin d’éclairer la conduite du changement dans la transformation des espaces urbanisés.
 

Equipe de recherche : Nadia Arab (responsable du programme, professeure UPEC, directrice du Lab’Urba), Alexandre Coulondre (MCF UGE), Fanny Lefevbre (IGE), et Solen Gor, Ethan Espérance et Basile Trouillet (stagiaires)

Le programme de recherche
Nadia Arab et al. 2026, extrait de la présentation intermédiaire du 6 juillet 2026

Juillet 2026
par Nadia Arab et Fanny Lefevbre (IGE)

L’état des lieux statistique, réalisée à partir de l’Observatoire des sociétés à mission , montre qu’une très faible proportion d’entreprises se sont engagées dans la qualité de  SAM, avec un champ de l’urbanisme toutefois un peu plus concerné. Il n’en reste pas moins qu’à l’échelle des structures investies, la qualité de SAM est un puissance vecteur de transformation des pratiques. Dans le cas de Marne-au-Bois SPL, plus particulièrement étudié, de grands effets sont mis en avant :
-la détermination d’une culture commune forte, identifiée, participant de l’attractivité de l’entreprise pour son recrutement ;
-l’usage du référentiel de mission comme un outil de pilotage des opérations  (un point qui sera approfondi par l’analyse des indicateurs de ce référentiel) qui tend à transformer tant le contenu que les relations avec les partenaires.