L’aménagement, en particulier dans le Grand Paris, est sollicité comme plusieurs autres actions sur les territoires pour contribuer au développement des activités économiques et tout particulièrement à la mise en œuvre du mot d’ordre : la « ville productive ». Ce dernier fait écho à un autre mot d’ordre des politiques publiques « la réindustrialisation ». Dans ce contexte, les opérateurs et les acteurs de l’aménagement sont amenés à porter une attention renouvelée au développement, redéveloppement ou encore mutations « du foncier économique ».
La Chaire engage en mars 2026, un programme de recherche « Fonciers productifs ».  La question des conditions de production ou de reproduction de fonciers productifs passera, dans un premier temps, par un réexamen par les acteurs de l’aménagement de la définition des secteurs d’activité productifs (Chercheur : Gilles Crague),  et par une enquête sur l’organisation des dispositifs d’intervention des collectivités locales en faveur de la location des structures productives (Equipe de recherche : Flavie Ferchaud et Joël Idt). Un travail spécifique les modes de mise à disposition du foncier (propriété, baux,…), notamment par l’outil « foncière », sera également engagé (Equipe de recherche : Marie Llorente, Anne Petillot)

Trois ateliers réalisés en 2025-2026 ont d’ores et déjà porté des éclairages sur le sujet.

 

Encadré par Fanny Cottet, Joël Idt, Jean-Baptiste Wolff et Taoufik Souami, 2026

Les étudiants du parcours DETER ont répondu à une question initiale posée par les membres de la Chaire : dans un contexte foncier tendu, les structures de l’ESS peuvent-elles durablement occuper les fonciers économiques et soutenir la vitalité territoriale ?
Avec l’appui de la SADEV et de la Banque des Territoires, ils ont étudié l’opération Ivry-Confluence à partir d’enquêtes, d’entretiens et de données locales. L’atelier aboutit à une meilleure compréhension du fonctionnement et des conditions d’installation des activités productives
Trois enseignements ressortent :
  • leur implantation est soutenue par des aides et dispositifs d’appui hors foncier qui solvabilisent leurs capacités économiques pour louer, voire acquérir, des locaux;
  • leur maintien dépend aussi de facteurs internes et territoriaux (intégration locale, ressources, proximités, appuis institutionnels) au-delà des conditions financières ;
  • leur présence repose sur un équilibre entre leurs apports au territoire et les soutiens mobilisés.

 

Encadré par Antoine Courmont et Anne Pétillot, 2026

Les étudiants du M2 Urbanisme des Projets ont alimenté la réflexion de la CA Paris Vallée de la Marne dans la mise en oeuvre du Schéma d’Accueil et de Services aux Entreprises (SASE) en analysant les conditions de renforcement de l’activité productive dans des secteurs aujourd’hui très commerciaux.  
L’enjeu, pour la puissance publique, est de piloter dans le temps et dans l’espace une diversification économique capable de réduire le turnover et de favoriser l’implantation d’entreprises créatrices d’emplois. Deux scénarios complémentaires sont proposés :  des mesures rapides et pragmatiques (phasage des mutations, relocalisation courte distance, mutualisation du stationnement) et une vision plus longue de requalification de l’entrée de ville. Ensemble, ils éclairent la manière dont une politique publique peut organiser l’arrivée d’activités productives au sein de grands pôles commerciaux.

Atelier M1 Urbanisme et Aménagement 25/26 : La densification des zones d’activités productives – Le cas des ZAE d’Aulnay-sous-Bois et du Blanc-Mesnil

Encadré par Anne Pétillot et Arnaud Trécour, 2026

Mené par les étudiant·es de M1, l’atelier sur les zones d’activités du Coudray et des Mardelles/La Garenne actualise le diagnostic de 2021. Appuyé sur 47 entretiens (entreprises, collectivités, acteurs de l’aménagement), il met en évidence une densification fondée sur l’intensification des usages : bâtiments plus compacts, verticalisation et parcs accueillant plusieurs entreprises sur une même unité foncière.
Les entretiens soulignent aussi le rôle déterminant de la desserte routière et les tensions liées au Grand Paris Express (logements, hausse foncière, attractivité des transports) face au maintien des activités productives. Ces dynamiques participent à la recomposition du nord francilien, entre requalification des tissus productifs (Val Francilia) et rôle du corridor aéroportuaire.